rencontre avec
Bjarke Ingels
architecte - BIG, New York - Copenhague / architecte de la MECA
mercredi 1er février 2017
GRANDE_CONFÉRENCE 18:00 à l'UGC
13-15 rue Geoges Bonnac, Bordeaux
+ FILM  the infinite happiness Bêka & Lemoine, réalisateurs



Bjarke Ingels
«40 ans tout juste, Bjarke Ingels est en passe de conquérir le monde de l’architecture, si ce n’est déjà fait. Ses armes? Un sourire à toute épreuve et une agence qui a tout d’une vraie machine de guerre.
[…]
Et l’architecture dans tout ça? « Je ne m’interdis rien. Il faut aborder les choses de façon décomplexée. » Quand ses confrères déroulent avec dédain des références élitistes, Bjarke Ingels revendique une culture populaire, voue une passion à la bande dessinée, aux comics, aux séries Z, et défend avec vigueur les blockbusters américains. On suppose que ça rassure les clients, que ça irrite ses pairs. Il n’oublie jamais de saluer les ouvriers sur un chantier. Se souvient de vous alors qu’il vous a croisé une fois, vite fait. Ne joue pas les divas malgré la cour qui lui colle aux baskets. Pur produit de son époque, il manie également les réseaux sociaux avec talent. […] Ces dernières années, les projets américains se multiplient. Il vient d’être choisi pour mener une opération à 335 millions de dollars dans le Lower Manhattan. En septembre 2010, ils étaient deux dans les bureaux new-yorkais. Aujourd’hui, ils sont cent vingt. En 2008, The Mountain, cette résidence bâtie – et habitée – à Orestad (Danemark), a fait la une des journaux spécialisés tout comme elle a servi de décor aux publicités automobiles. Certes, le projet est puissamment photogénique. Mais pas seulement. Cette opération de 500 logements construits à moins de 1 000 euros le mètre carré est une réussite. Et, aux dires des habitants, il y fait plutôt bon vivre. […]»
Maryse Quinton
extrait de The Good Life, thegoodlife.thegoodhub.com, «Bjarke Ingels, archi-décomplexé et archi-star»

site de BIG

La méca. Maison de l’économie créative et de la culture en Nouvelle-Aquitaine
«En bordure de Garonne, à quelques pas de la gare Saint-Jean de Bordeaux, sur l’emplacement des anciens abattoirs, la MECA – Maison de l’économie créative et de la culture en Nouvelle-Aquitaine, accueillera en 2019 le Frac Aquitaine, l’Oara et Écla. Le maître d’œuvre est l’agence BIG associée pour ce projet à FREAKS.
Le projet proposé par l’agence BIG se compose de quatre éléments : un socle biseauté, deux « jambes » latérales asymétriques et un volume en pont reliant l’ensemble en partie haute. Le bâtiment forme une boucle qui lie d’un seul mouvement les trois institutions et crée, à la manière d’une arche, un espace creux au centre de l’édifice. Le traitement topographique du parvis relie le projet à une future promenade urbaine le long de la Garonne. Aussi, le centre de l’arche est traité en « chambre urbaine ». La structure de béton et métal est tramée pour laisser entrer la lumière en fonction des programmes. À la nuit tombée, image graphique, le bâtiment semble constellé de points lumineux.»
Aurélien Lemonier, architecte et conservateur au centre Pompidou


the infinite hapiness
Conçu comme un journal intime, “The Infinite Happiness” est une véritable expérience d’architecture. Le film nous plonge au cœur de l’une des expérimentations de logements collectifs les plus innovantes de ces dix dernières années : le “8 House” construit dans la banlieue de Copenhague par le jeune architecte danois Bjarke Ingels. Primé en 2011 “World best residential building”, ce gigantesque village vertical réinterprète selon les besoins du 21e siècle l’idéal corbuséen de la Cité radieuse, en combinant dans un même bâtiment-ville : logements, bureaux, boutiques, école et espaces collectifs. Devenus résidents le temps du tournage, Ila Bêka et Louise Lemoîne racontent l’expérience subjective de leur immersion à travers une collections de rencontres, notes et impressions. Tel un jeu de Lego, le film se construit par un empilement d’histoires de vies toutes reliées entre elles par leurs relations personnelles au bâtiment qu’elles occupent. Le film dessine ainsi une cartographie humaine qui nous permet de découvrir le bâtiment à travers un point de vue intime et privilégié. Les résultats surprenants de cette expérimentation sociale questionnent véritablement la responsabilité de l’architecture quant à la question du bonheur collectif.

le site de Ila Bêka & Louise Lemoine