Jacques Hondelatte architecte
« chacals comme festivals ou chacaux comme chevaux ? »*

arc en rêve réalise une nouvelle exposition consacrée à Jacques Hondelatte, qui est l’un des architectes français qui a le plus marqué sa génération. Peu connu du grand public, essentiellement publié dans les revues spécialisées, il demeure pourtant une référence pour ses pairs.

exposition du 15 mars 2018 au 27 mai 2018

galerie blanche / entrepôt lainé

conversation publique

suivie d’un cocktail


jeudi 15 mars à 18:30
nef de l’Entrepôt

Jacques Hondelatte, viaduc de Millau, 1994 Jacques Hondelatte, viaduc de Millau, 1994 / © The estate of Jacques Hondelatte & Betts Project
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher
exposition Jacques Hondelatte exposition Jacques Hondelatte / ©R-Escher

arc en rêve donne à redécouvrir l’œuvre de l’architecte bordelais Jacques Hondelatte.
Pour la première exposition réalisée par arc en rêve en 1988 dans les combles de l’Entrepôt, dédiée également à Christian Hauvette et Francis Soler, Jacques Hondelatte avait fait le choix d’exposer le prototype d’un appartement à dimension réelle. Il s’agissait déjà pour lui d’affirmer l’impérieuse nécessité d’offrir des espaces emplis de liberté et de merveilleuses inventions.
À Bordeaux, trois réalisations témoignent de cette œuvre singulière, une à vocation publique, l’internat Gustave-Eiffel cours de la Marne, et deux programmes privés,
la maison Sécherre à Saint-Aubin-du-Médoc, et un immeuble d’habitation dans le quartier des Chartrons, lequel projet a donné lieu à l’exposition Hondelatte-Lacaton-Vassal en 1991.

L’exposition Des Grattes-Ciel dans la tête créée par Patrice Goulet à l’IFA, et présentée dans la grande galerie d’arc en rêve en 1999, révélait, au-delà de la désinvolture et la malice de Jacques, le talent exceptionnel d’Hondelatte et la puissance inouïe de ses projets réalisés ou non, comme le viaduc de Millau, le TGI de Bordeaux, le Mont-Saint-Michel.

L’œuvre de Jacques Hondelatte n’a cessé de nous surprendre et nous enchanter.
Son travail reste présent à la mémoire de tous ceux qui l’ont connu, particulièrement
à Bordeaux, notamment ses élèves. Rares sont ses bâtiments, précieuses sont les traces
de son œuvre emplie de poésie, démontrant par là ce qu’il en est de la valeur ajoutée architecture.

Cette nouvelle exposition réalisée par arc en rêve avec Félix Beytout, son petit-fils qui a pris le chemin du métier d’architecte, et Juan Pérez-Amaya, artiste colombien, présente des morceaux choisis, paroles, extraits de conférences, photos de Bernard Plossu, dessins de l’agence, archives, publications, dans une scénographie inspirée de l’énigme des huit colonnes.

lire le dépliant

*« Le directeur d’un zoo souhaitait acquérir un couple de chacals. Chacals comme festivals ou chacaux comme chevaux ? Il hésitait. Aussi écrivit-il : Monsieur, je vous prie de bien vouloir me livrer un chacal aux conditions indiquées dans votre catalogue. Il ajouta en post-scriptum ; tout bien réfléchi, il me faudrait plutôt un couple ».
Il y a quelques années, Jacques Hondelatte, adorait raconter cette histoire. Pourquoi s’angoisser à résoudre un problème si, par une astuce, on peut éliminer le problème ? Artifice et astuce sont des raccourcis, et prendre un raccourci n’est pas le propre de l’enchantement ? C’est ainsi qu’avec une baguette, une citrouille peut devenir carrosse, qu’avec trois numéros, un ascenseur peut transformer une maison en gratte-ciel, qu’une situation difficile peut se résoudre apparemment sans effort.
Il y a manifestement un côté magique dans le travail de Jacques Hondelatte. Ne traque-t-il pas toujours derrière les dures réalités d’aujourd’hui un monde merveilleux qu’il s’emploie obstinément à révéler et à enrichir ? Tout ce qu’il fait lui paraît ainsi normal, naturel, évident, alors même qu’il prend à rebrousse-poil toutes nos certitudes.
Patrice Goulet
extrait de Jacques Hondelatte, Des Gratte-ciel dans la tête, éditions Norma, Paris, 2002

arc en rêve offers visitors the opportunity to rediscover the work of Bordeaux-born architect Jacques Hondelatte. For the first exhibition organised by arc en rêve in 1988 in the roof space of L’ Entrepôt, also devoted to Christian Hauvette and Francis Soler, Jacques Hondelatte decided to exhibit a full-size prototype of an apartment. This was his way of asserting the absolute necessity of offering the most generous living space possible, with maximum functional freedom and full of wonderful inventions.

In Bordeaux, three buildings bear witness to his unique body of work. One is a public building, the Gustave-Eiffel boarding school on the Cours de la Marne, and two are private, the Sécherre House in Saint-Aubin-du-Médoc, and a residential building in the Chartrons district, which formed the basis for the Hondelatte-Lacaton-Vassal exhibition in 1991.

The exhibition Des Grattes-Ciel dans la tête created by Patrice Goulet at the IFA and presented in the main gallery at arc en rêve in 1999, revealed, in addition to Jacques’ free-spirited, mischievous approach, his exceptional talent and the incredible power not only of his completed projects but also of those that never saw the light of day, such as the Millau Viaduct, the law courts in Bordeaux, and his proposal for Mont-Saint-Michel.

The work of Jacques Hondelatte has never ceased to surprise and delight us. It remains fresh in the memory of all those who knew him, especially in Bordeaux, in particular his students. He produced few buildings, and the precious traces he left behind, redolent with poetry, demonstrate what added value really means in architectural terms.

This new show organised by arc en rêve with Félix Beytout, his grandson, himself an architect, and Colombian artist Juan Pérez-Amaya, presents selected works, quotations, excerpts from lectures, photos by Bernard Plossu, architect’s drawings, archives and publications, in a layout that takes its inspiration from Hondelatte’s enigmatic «eight columns».