écrans urbains
ville architecture paysage au cinéma

 « Le Procès » d'Orson Welles, 1962 « Le Procès » d'Orson Welles, 1962 /
« Hasti Tehran » de Daniel Kötter, 2016 « Hasti Tehran » de Daniel Kötter, 2016 /
« Main basse sur la ville » de Francesco Rosi, 1963 « Main basse sur la ville » de Francesco Rosi, 1963 /
« La pierre triste » de Filippos Koutsaftis, 2000 « La pierre triste » de Filippos Koutsaftis, 2000 /

arc en rêve centre d’architecture, propose
le cycle de films écrans urbains ville architecture paysage.
Organisé en partenariat avec le cinéma Utopia et la revue l’Architecture d’Aujourd’hui
pour explorer les liens entre architecture et cinéma.

La séance inaugurale sera l’occasion de revisiter un classique :
Le Procès d’Orson Welles.

Que ce soit la gare d’Orsay désaffectée et transformée en tribunal dystopique ou l’appartement d’une banlieue yougoslave au plafond extrêmement bas qui ouvre le film, Le Procès d’Orson Welles regorge de passages où l’architecture joue un rôle déterminant dans la transposition moderne du récit de Franz Kafka. C’est pourtant l’éclairage des espaces collectifs (tribunaux, espaces de travail, salles d’attente) qui constitue le point culminant d’une réflexion d’ordre architecturale. Jouant avec les clairs obscurs, les lumières aveuglantes et l’éclairage fluorescent, Welles fait de la « nuit électrique » un élément du cauchemar. Exploitant le caractère anxiogène de l’éclairage écrasant et du néon, Welles réactualise l’angoisse kafkaïenne sur des plateaux uniformément éclairés où des salariés travaillent dans un capharnaüm dactylographique. Prenant à contrepied l’optimisme de son époque qui voit dans cette luminescence un contexte idéal pour l’émergence de la société du loisir, au consumérisme sain et aux désirs assouvis, Welles en fait le symbole d’un nouveau totalitarisme. Il inaugure ainsi une nouvelle façon de remettre la modernité en question, qui repose sur une déconstruction des bienfaits de l’illumination de la ville des années 1960.

Christophe Catsaros

 

cycle écrans urbains ville architecture paysage
projections + débats
avec Christophe Catsaros, critique d’art et d’architecture

 

jeudi 04 oct. 2018, 20:00
« Le procès » d’Orson Welles, 1962 

vendredi 30 nov. 2018, 20:00
« Hashti Tehran » de Daniel Kötter, 2016 

vendredi 01 fév. 2019, 20:00
« Main basse sur la ville » de Francesco Rosi, 1963 

jeudi 11 avr. 2019, 20:00
« La pierre triste » de Filippos Koutsaftis, 2000

 

Au cinéma Utopia, 5 place Camille Julian, Bordeaux
droit d’entrée : 7€